Expositions :

Safran février 2013


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Après une année d'attente d'un nouveau four à bois, j'avais hâte de retrouver ces matières céramiques empreintes de toute l'énergie du feu et de la fusion. Pour ce lieu, j'ai construit les pièces en associant de grands disques de terre et l'exubérance des émaux et matières fusibles. J'ai réalisé les empilements directement dans la chambre de cuisson en rêvant des glissements, des bouillonnements ou nappages glacés. La température est telle que l'on rencontre tous les stades de transformation de la matière. Au défournement, le temps s'est arrêté, comme si les céramiques avaient pris de l'avance sur nous...





    

Ces sculptures sont accompagnées d'une proposition de motifs sur papier blanc. A partir des mêmes recettes de matières premières, j'ai utilisé un autre procédé pour générer des compositions aléatoires. A l'aide de codages informatiques que j'ai choisi, la chimie d'un émail avec sa concentration en silice, alumine, chaux etc est  transformée en motif à l'écran. C'est à partir de ce motif de point binaire que j'ai gaufré un papier blanc (format 33cmx33cm).



Comment des procédés aussi différents peuvent interagir dans un même lieu? Est ce que l'on peut sentir la proximité entre les sculptures céramiques et ces papiers gaufrés?

Anne Verdier, 30 janvier 2013
 

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