Expositions :

il était une fois la vie à la Galerie XXI


juin 2014

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Et si l'argile, cette terre que je foule, que je malaxe, était effectivement le support de la vie ...
Sur la terre primitive, les acides aminés composant les protéines se seraient assemblés sur les feuillets de montmorillonite pour former les premières formes de vie... ces deux mondes, qui me paraissaient si éloignés, seraient indissociables.



Aussi, ai-je  utilisé un programme informatique pour transformer en motif, les formules chimiques des 20 acides aminés les plus répandus,  une manière de rendre palpable ces molécules. Chacun, selon sa composition, est apparu autrement,  un peu comme  les matières céramiques après cuisson ou les formes au démoulage. Pour me réapproprier ces signes, j'ai gaufré manuellement le papier, en le touchant, le manipulant, comme pour mieux comprendre ces éléments.



Parallèlement, j’ai effectué une recherche d’émail (selon la tradition céramique) à partir de cette drôle de terre qu’est la montmorillonite. C’est une matière très gélatineuse, on imagine aisément tous les potentiels qu’elle présente dans un environnement où tout est à créer. Difficile à manipuler, elle n’a pu prendre forme qu’au creux de mes mains devenus des contenants de porcelaine. A 1300°C, les matières coulent, s’expansent, elles deviennent point de départ d’autres possibles.
 










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