Les rencontres :

Entrez dans la danse !


Rencontre #9

<< retour


Alors on danse? Dans la grange du hameau de Desvernay, même le lino, installé pour l’occasion, transpire l’histoire de la danse. Il a appartenu à la compagnie Maguy Marin, nous dit le danseur Mychel Lecoq. On peut le croire, lui-même a travaillé vingt ans au côté de la célèbre chorégraphe, installée un temps à Rillieux-la-Pape.

Voilà donc l’atelier d’Anne Verdier peuplé d’esprits folâtres. Petits-rats sans opéra, des champs ou des villes, ils étaient nombreux à être venus, amateurs toutes générations confondues, se plier aux consignes complices de Mychel et Maéva. Ces deux danseurs professionnels animaient samedi chez la céramiste de Saint-Victor-sur-Rhins un atelier de danse contemporaine. Au début, seuls les prénoms résonnent. Puis un claquement de main circule comme une hola. Voilà les corps qui s’échauffent, à l’unisson. Et les exercices s’enchaînent: un jeu de main pas vilain, tout d’attention portée à l’autre; des temps de danse qui sont comptés; une sarabande de bâtons et de concentration. Les corps déliés par le mouvement, une fois l’atelier fini, des sourires flottent sur les visages.

Une pause et la grange se fait salle de spectacle. Mychel et Maéva se lancent alors dans une conférence foutraque sur la danse à travers les siècles. On est gêné lorsqu’il semble trébucher sur les mots pour, finalement, mieux retrouver le geste. On rit de ses accents chantants quand elle crie sa passion des ballets romantiques. Le public leur susurre «impatience!», les voilà qui l’improvisent à la manière de Merce Cunningham et de Pina Bausch. Ultime métamorphose de la grange, et on retrouve les deux artistes autour d’un verre. Cet après-midi là restera dans les corps et dans les coeurs. Découvrir la danse contemporaine, nous adressez à notre corps , à notre imaginaire...

Stéphane Roussel, septembre 2013














<< retour