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Saint Sulpice ceramique du 27 au 30 juin

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Cette année, j'ai le plaisir d'exposer avec Héloïse Bariol... Héritage et transmission sont mis en avant...
Voici quelques lignes que nous avons écrites l'une et l'autre...

De Anne Verdier à Héloïse Bariol

Rencontre :
Ce jour là, tu avais l’air surprise de découvrir toutes ces matières, ces volumes étranges, tu as beaucoup observé et tu as évoqué une tirelire indienne en terre rouge et un projet avec des artisans qui en découlerait, ça m’a plu, c’était en 2010...

Utilitaire :
Chez toi, l’usage est très présent. Tu t’intéresses particulièrement aux interactions entre objets, avec le corps ou avec les aliments qu’ils pourront contenir. Les mondes de la sculpture, de la peinture, de l’utilitaire se conjuguent d’une manière très évidente.

Couleur :
Que ce soit dans les assiettes, ou sur les papiers gouachés, la juxtaposition des couleurs me régalent. Les gestes libres définissent des zones contrastées toujours avec un souci d’une justesse dans chaque geste coloré.

Composition :
Sans oublier les hybrides, la réunion d’un volume abandonné, incomplet que tu repères et transformes en objet Bariol ! vivant et fonctionnel !

Espace :
J’aime l’attention que tu portes à  tout ce qui t'entoure, objets usuels, papiers peints qui deviennent volumes, correspondance entre une architecture, un aplat de couleur et une petite forme.

Barbotine :
C’est aussi la douceur, l’onctuosité des pommades de terre et l’eau.

Images :
Des images, chez moi sur l’écran, c’est le lien avec les recherches en cours, avec ta vision du travail. Je t’envoie les miennes et mes doutes... tu comprends tout, très vite, les mots sont parfois encombrants, l’échange est très intuitif. Puis grâce à tes encouragements et à la pertinence de tes remarques, je repars à l’atelier !

D'Héloïse Bariol à Anne Verdier

Rencontre :
Je suis venue chez toi un peu par hasard un après-midi bien ensoleillé de mars peut-être. Je ne connaissais pas ton travail, ni vraiment la céramique. Tu m'as montré des choses et parlé de tas de gens passionnants à rencontrer. Je me souviens du plancher à l'étage de ton atelier, j'aimais beaucoup cette vision en descendant les escaliers par laquelle le regard pouvait se placer au même niveau que les pièces disposées dessus au ras du sol.

Barbotine :
Avec la barbotine, on ressent d'autant plus l’accélération des processus liés au temps par l'effet de la cuisson.

Empreinte :
Que ce soit par l'estampage de moules, de rochers, d'angles de murs de ta grange, l'utilisation de briques ou d'éléments coulés industriellement, il est presque toujours question d'empreinte dans ton travail.

Socle :
Tes pièces de gros volumes n'ont jamais besoin de socle, je préfère un buffet ou une étagère pour tes plus petits volumes. Mais par le biais d'autres matériaux, j'aime trouver et proposer une lecture qui devient comme un socle à tes intentions.

Utilitaire :
Tu composes ton utilitaire de la même façon que tu construits tes fours, en empilant des éléments donnés. À la différence que tu es plus minimale dans le choix des matières que tu lui apposes.

Défournement :
Au delà de la surprise c'est le chaos. J'aime cette façon particulière à la céramique dont les choses se révèlent au fur et à mesure du défournement. Les volumes que tu en dégages avec ta barre de fer et ton diable, toi seule peux les voir et les sentir. Tu en connais les matières et tu sais où trouver les points de rupture, d'équilibre, les tensions, les blocs. Il reste toujours quelques trésors cachés à venir glaner dans ce chaos qui n'est pas avar de matières.

Images :
J'adore que tu m'envoies tes premières impressions, les images de travaux en cours et les choses achevées dans lesquelles demeurent le doute. Ce sont souvent de riches moments d'échanges, et par delà l'écran des sensations très profondes.




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